EmpĂŞchĂŠ, le Maire de la Commune de Dschang s’est fait reprĂŠsentĂŠ le vendredi 7 mai 2021 par son deuxième adjoint Ă  la cĂŠrĂŠmonie de don par l’Association Femmes Nkongni de France, d’une couveuse nĂŠonatale Ă  l’HĂ´pital de district de Dschang. Momo Kenfac a, dans son discours de circonstance, rappelĂŠ l’essence mĂŞme du dĂŠveloppement que son ĂŠquipe de la mandature des dĂŠfis est appelĂŠe Ă  promouvoir Ă  Dschang. un processus multi-acteurs.
voici l’intĂŠgralitĂŠ de son discours.
Monsieur le Chef du district de SantĂŠ de Dschang
Monsieur le Directeur de l’Hôpital de district de Dschang
DistinguĂŠs responsables et personnels soignants
Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi un réel plaisir et un insigne honneur d’avoir à présider cette cérémonie sobre, mais ô combien importante pour la vie dans notre commune. Permettez-moi avant tout de vous faire part du regret qui a habité Monsieur Kemleu Tchabgou Jacquis Gabriel, Maire de la Commune de Dschang, et Président du Comité de gestion de cet hôpital, au moment où il me demandait de le représenter à cette cérémonie. Il a voulu être là personnellement pour vivre une réalité, la matérialisation du fruit d’un de nos multiples appels à la co-construction de notre ville.
C’est pour moi l’occasion de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue à Dschang. Mes souhaits s’adressent d’abord à la délégation des femmes Nkongni de France qui de par son climat de cœur, a bien voulu gratifier le département de la Menoua en général et la Commune de Dschang en particulier par l’offre de ce précieux don.
Ils s’adressent ensuite à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’acquisition de cet appareil ainsi qu’à l’organisation de cette cérémonie. Ils s’adressent enfin à vous tous qui avez accepté d’honorer de votre présence cette cérémonie.
Oui hier, c’était lui-même avec le don à cette formation, d’une unité mobile de secours, d’un défibrillateur, d’un respirateur et tout récemment, d’un scanner dont la mise en service est imminente.
Hier, il s’est agi aussi des élites et autres élus comme le Sénateur, Professeur Anaclet Fomethe qui a apporté son concours aux efforts de cet hôpital en pleine pandémie de Covid-19 en lui mettant à disposition un portique de désinfection, une autre invention du concepteur de la couveuse qui nous rassemble ici aujourd’hui.
Aujourd’hui, c’est le tour de la diaspora agissante. Nos filles, nos femmes, nos mamans qui bien que loin de nous, ne nous ont jamais oubliés. Elles qui, vivant à des milliers de kilomètres d’ici, n’ont pas cru devoir oublier les maux qui minent le quotidien des camerounais, notamment ceux que notre ville et notre département hébergent.
Une couveuse néonatale pour l’hôpital de district de Dschang. Les mots peuvent nous manquer pour décrire le profond mal que cet outil, fruit de la révolution technologique et numérique vient résoudre à l’heure actuelle dans notre Pays, il n’est d’ailleurs pas possible de compter 200 appareils de ce type pour des milliers de formations sanitaires que nous avons. Mais jamais, les mots nous manqueront pour saluer le génie créateur de ce camerounais Serge Alain Njidjou qui connait bien la ville de Dschang et ses problèmes pour y avoir fait l’essentiel de son parcours professionnel. Il faut le féliciter ainsi que la dynamique et jeune équipe qui l’accompagne au quotidien pour cette invention locale aux répercussions nationales et internationales. Sachant que tout est parti de Dschang, la cité finalement innovante, l’on est certain que la couveuse que l’association Femmes Nkongni de France remet à notre hôpital ce jour est adaptée aux contraintes locales avec notamment notre réseau électrique hyper-instable.
Naturellement, une des raisons pour nous d’être fiers de cette invention est qu’en cas de pannes, les techniciens sont à portée de mains contrairement aux autres que notre Pays avait à importer.
Me retournant à présent vers l’association Femme Nkongni de France, je dois dire toute la joie qui est nôtre de voir notre ville et son hôpital de district bénéficier de toute l’attention de leurs filles aujourd’hui. En posant ce geste salutaire, vous contribuez à la protection d’un droit de l’homme universellement reconnu : le droit à la vie car de nombreux bébés meurent encore dans cet hôpital faute de couveuse. Les chiffres que je n’ose pas prononcer ici sont, on ne peut plus alarmants et seul Dieu pourra vous récompenser. Continuons dans la même lancée.
Comprenons une fois pour toute que le développement social, culturel, sportif, économique et bien entendu sanitaire de notre commune est un processus dont nous sommes tous des acteurs. Notre rôle en tant que membres de l’Exécutif, c’est tout simplement de permettre à la Commune de Dschang de jouer sa partition en tant que moteur, metteur en scène et pivot. Les moyens peuvent quelque fois nous manquer, mais jamais la volonté de conduire cette commune vers son émergence ne nous manquera. Et nous comptons sur les autres élus, nous comptons sur les autorités traditionnelles, administratives, judiciaires ; nous comptons sur les organisations de la société civile, les médias et bien entendu ; nous comptons sur la diaspora.
Mme la présidente de l’Association Femmes Nkongni de France, merci de transmettre les sincères remerciements de l’Exécutif Municipal et de l’ensemble des populations de la Commune de Dschang et de la Menoua en général à vos membres pour ce geste salvateur.
Merci à vous tous pour m’avoir prêté votre aimable attention, pour que
Vive l’hôpital de District de Dschang,
Vive le DĂŠpartement de la Menoua,
Vive la Région de l’Ouest
Vive le Cameroun et son illustre PrĂŠsident, Son Excellence Paul Biya.