Un atelier d’évaluation du niveau de réalisation, du projet ENTER a servi de prétexte, pour informer le maire des tenants et des aboutissants, de ce partenariat dont les populations rurales de Dschang sont bénéficiaires.

Les ONG ARCS (Culture solidaire), en Italie, et ACREST (Centre africain des énergies renouvelables et des technologies appropriées), au Cameroun, se sont retrouvés en fin de matinée du mercredi 8 juillet 2020, à Dschang, en compagnie des autres partenaires impliqués.

Le but de cette rencontre a été d’évaluer le niveau d’exécution, des activités déjà menées par le projet ENTER, dont elles sont les acteurs principaux. Le prétexte de cet atelier a été mis à profit, pour planifier l’ensemble du travail qui reste encore à faire. Cette assise a été initiée dans le souci de répondre, au souhait du maire de s’imprégner de la marche de ce partenariat.

Dans son mot d’ouverture des échanges, 𝑷𝒓 𝑬𝒎𝒊𝒍𝒆 𝑻𝒆𝒎𝒈𝒐𝒖𝒂, premier adjoint, représentant 𝑱𝒂𝒄𝒒𝒖𝒊𝒔 𝑲𝒆𝒎𝒍𝒆𝒖, maire, empêché, a salué le projet dont « La mise en œuvre s’inscrit, dans le programme d’amélioration de l’offre en eau potable, qui constitue un des axes fondamentaux de préoccupations de [leur] mandat, aux côtés : de la couverture en électricité des zones rurales ; du désenclavement des quartiers d’accès difficile ; de l’assainissement solide et liquide… »

𝑺𝒊𝒎𝒐𝒏 𝑷𝒊𝒆𝒓𝒓𝒆 𝒀𝒐𝒏𝒕𝒖, point focal ACREST au sein du projet, s’est penché sur les raisons inattendues, qui ont été à l’origine du non-respect de la programmation du chronogramme arrêté :

« Deux semaines après que les réalisations physiques ont commencé à sortir de terre : à Fotchouli, à Atoupouh, à Atoumetoh, à Ngoua, la pandémie à COVID-19 a cassé l’évolution des chantiers. Et les équipes de travail ont été contraintes de ralentir leurs actions, dans le souci de respecter les règles de sécurité sanitaire préventive… »

Pour 𝑮𝒆𝒐𝒓𝒈𝒆𝒔 𝑴𝒐𝒅𝒆𝒔𝒕𝒆 𝑴é𝒌𝒖𝒊, directeur de l’Agence municipale de l’eau et de l’énergie (AMEE), « Cette interruption forcée des activités a eu néanmoins le mérite, de montrer qu’ENTER pouvait apporter sa contribution, à la lutte contre le coronavirus, dans les différentes communes où il opère…»

Au cours de l’atelier, les étudiants formés pour garantir la pérennisation des investissements réalisés, par le projet, ont dit un mot sur leur formation. D’après 𝑮𝒖𝒚 𝑨𝒍𝒂𝒊𝒏 𝑵𝒈𝒖𝒆𝒅𝒋𝒊𝒐, étudiant parlant au nom de ses camarades, notre apprentissage a été axé sur « L’étude des techniques : de recherche, de captage, de traitement, de stockage et de distribution durable d’eau, tant en quantité qu’en qualité…»

Et pour atteindre cet objectif ambitieux, les étudiants ont dû se soumettre à des cours théoriques et pratiques : de génie civil, d’hydraulique, d’énergie. Du moment où ils sont appelés à assurer l’interface, entre les populations bénéficiaires et l’équipe du projet, le programme de formation a tenu à les outiller également à l’animation communautaire, et au montage de projets.

« 𝐃è𝐬 𝐥𝐚 𝐫é𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐢è𝐫𝐞𝐬, 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚𝐧𝐜é𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞…»

A l’issue des échanges, 𝙃𝙤𝙧𝙩𝙚𝙣𝙨𝙚 𝙆𝙖𝙢𝙙𝙚𝙢 𝙈𝙞𝙩𝙘𝙝𝙚𝙢, chef de bureau des affaires générales à la délégation départementale de l’Eau et de l’énergie, MINEE, de la Menoua, a livré le sentiment qui l’animait : « En tant que MINEE, nous sommes satisfaites de ce qu’on nous associe à toutes les réunions, dont les résultats sont régulièrement évalués.

» Cependant, nous souhaitons être plus intimement impliqué, dans la gestion des aspects sensibles telles les études de faisabilité. Le motif essentiel de ce souhait tient en la disponibilité, en notre délégation, des ressources humaines nécessaires à la bonne réalisation, des projets de ce type… »

Malgré l’absence de 𝙈𝙚𝙨𝙨𝙞𝙣𝙖 𝘾𝙖𝙡𝙤𝙜𝙚𝙧𝙤, chef du projet, dont l’empêchement bloque tout décaissement au-delà d’un certain montant, 𝙂𝙡𝙬𝙖𝙙𝙮𝙨 𝘿𝙟𝙖𝙩𝙞𝙤, responsable financier d’ENTER, a rassuré les participants de la viabilité du projet :

« Le chef du projet nous a chargée de dire que dès la réouverture des frontières, il nous rejoindra très rapidement ici à Dschang. Et dès lors, tous les chantiers déjà lancés avanceront au pas de charge, malgré les perturbations dues au nouveau virus à couronne… »

Le projet ENTER a été conçu pour améliorer l’accessibilité à l’eau potable, des populations vivant en zones rurale, à travers la construction de vingt mini réseaux d’eau : à Foumbot, Batcham et Dschang. ENTER est financé par l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), et est mis en œuvre par l’ONG ARCS, avec le concours de son partenaire local, l’ONG ACREST.

Roch Kenfack