Les activités commémoratives débutées le 03 octobre 2021, date de sa création, sont placées sous le haut patronage du Maire Kemleu et se déroulent avec le soutien de la Commune de Dschang et de toute la communauté qui se mobilise.
Marche sportive, rencontre de football entre communicateurs et artistes/Dj, visite des orphelinats, la radio communautaire Nghie-lah vient d’entamer ce lundi la dernière ligne droite du mois consacré à son 10 anniversaire. La marche sportive a rassemblé plus de 100 personnes le samedi 23 octobre 2021 pour un itinéraire allant de la place des fêtes de Dschang à l’esplanade du marché Foto en passant par Ndzong. Le match de gala qui oppose les communicateurs aux artistes et DJ de la ville aura lieu ce mardi 26 octobre au stade de la catapulte de l’Université de Dschang. Le programme de célébration s’achève le dimanche 31 octobre à la base nautique de Dschang.
La Radio communautaire Nghie-lah est une composante du TCP (Télécentre Communautaire Polyvalent) de Foto, une infrastructure mise en place par le Gouvernement Camerounais via le MINPOSTEL (Ministère des Postes et Télécommunication), et qui offre à des prix abordables des services des télécommunications, audio-visuels (téléphone, fax, photocopies, radio, internet…).
La radio communautaire Nghie-lah a été créée en 2011 par le MINPOSTEL, dans l’objectif de permettre aux populations locales d’être informées sur les actions gouvernementales, de la commune, de participer à la gestion des affaires de leur collectivité, de lutter contre la pauvreté dans l’optique de développement durable et s’insérer dans la société de l’information, d’échanger sur les savoirs, les savoirs faire et les savoirs être du monde rural, de se divertir, et de ce fait améliorer leurs conditions de vie. Mais il convient de noter que, ne recevant plus depuis plus de 6ans de subvention gouvernementale, elle rencontre d’énormes difficultés pour se prendre en charge, prendre en charge son personnel et assurer l’entretien de ses équipements. La difficulté majeure est donc d’ordre financier et cette difficulté constitue un frein à l’accomplissement des missions qui lui sont dévolues. Sa gestion a été confiée en 2017 à la Commune de Dschang conformément à la décision N° 00000219/MPT/IGS/DPEP du 03 sept 2014 portant organisation et fonctionnement des TCP. Il revient dès lors à la Commune de Dschang de l’intégrer comme outil de son système de communication tout en contribuant à l’amélioration des conditions de travail des hommes et femmes qui y officient. C’est d’ailleurs ce à quoi s’attèlent le Maire Kemleu et son équipe.
Le comité de gestion est organisé comme suit :
• Président : le représentant du maire de la commune de Dschang (Pr TEMGOUA Émile, 1er adjoint au Maire).
• Rapporteur : le chef de la cellule opérationnelle.
• Membres : Le représentant du sous-préfet de Dschang, le représentant du délégué régional MINPOSTEL, le délégué départemental de la communication pour la Menoua, un représentant des élites désigné par le sous-préfet.
Il s’agit d’une organisation et d’un schéma voulus par le gouvernement Camerounais pour garantir un fonctionnement efficace et durable de l’initiative.
10 𝙖𝙣𝙨 𝙙𝙚 𝙫𝙞𝙚, 𝙙𝙚𝙨 𝙧é𝙨𝙪𝙡𝙩𝙖𝙩𝙨 é𝙡𝙤𝙜𝙞𝙚𝙪𝙭 𝙢𝙖𝙡𝙜𝙧é 𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙛𝙛𝙞𝙘𝙪𝙡𝙩é𝙨
En termes de formation et d’encadrement de la jeunesse, plus de 200 élèves et étudiants de la ville de Dschang sont passés à ce jour par le moule de la radio communautaire Nghie-lah. Plusieurs ont opté pour autres activités tout simplement compte tenu de la conjoncture de l’espace communicationnel au Cameroun. La citoyenneté promue par cette radio à travers ses programmes, a contribué à modifier positivement les comportements des populations de Dschang et ses environs. Radio Nghie-lah relaye en permanence les messages des campagnes de sensibilisation initiées par le Ministère de la santé et offre chaque semaine 6 tranches d’antenne à la commune de Dschang pour informer et sensibiliser ses populations. Les communiqués administratifs sont lus gratuitement sur les ondes de cette radio depuis sa création et les tournées de sensibilisation organisées par les autorités administratives, les cérémonies officielles sont toutes aussi relayées par Radio Nghie-lah, qui assure par là sa mission de vecteur d’information et de cohésion sociale.
𝟭𝟬 𝗮𝗻𝘀 𝗱’𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲 : 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗲ç𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘁𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗹𝘂𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲
Les radios communautaires du fait de leur proximité vis-à-vis des populations des zones rurales jouent un rôle essentiel dans la mise en place d’un tissu social durable. C’est comme leur nom indique un instrument généralement construit par l’État et cédé à la communauté qui doit s’engager et se mobiliser pour sa gestion efficace et assurer sa pérennité. Comme la radio Nghie-lah, force est de constater que ces instruments, vecteurs de vigueur du débat démocratique jouent leurs rôles le temps pour l’enthousiasme de s’effriter dans le camp des passionnés du micro et des amoureux de la nouveauté ; l’insuffisance des ressources matérielles et financières est à attribuer à cet état de choses, pourtant avec très peu de volonté, leur apport en société serait davantage visible dans les comportements des populations en lien avec les politiques publiques locales. Il faut tirer les leçons de la situation de radio Nghie-lah qui malgré de multiples contraintes, a contribué, aux côtés de ses devancières comme Radio Yemba, à édifier un tissu social favorable à toute initiative de développement dans la Menoua et ses environs. Avec la montée des réseaux sociaux et le développement de la câblodistribution, cette radio a réussi à s’imposer et à garder son audimat dans un univers où tout le monde a la possibilité d’avoir des informations via d’autres canaux de communication. Le projet des TCP/Radio communautaire a été bien pensé, mais reste que sa mise en œuvre connait des insuffisances qui pourraient être surmontées avec une meilleure attention de ses porteurs(le Gouvernement Camerounais représenté par le Ministère des Postes et Télécommunications en partenariat avec l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), l’École Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications (ENSPT), les Opérateurs du Secteur des Télécommunications, les Collectivités locales dont la Commune de Dschang, les Groupes d’Intérêts Communautaires (GICs), les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les Établissements de transfert de fonds).