« Le pays a été segmenté en quelques zones. Et nous voulons progressivement aller vers nos populations-cibles, afin de couvrir le Cameroun à mesure que, progressivement, nous allons réaliser les lourds investissements planifiés. […] Sur le plan national, le certificat au centre de la rencontre de ce jour nous permet, d’écouler nos produits partout. […] D’ici un à deux ans, il est envisagé dans notre stratégie un déploiement à l’international. Et pour atteindre cette ambition, les normes ISO nous serons d’un apport utile. En attendant d’y arriver, nous pouvons nous satisfaire de circuler en zone CEMAC sans entraves… »
Voilà ce qui pourrait être retenu des propos tenus face à la presse par Nyada Nyada, directeur général des Brasseries royales du Cameroun-Coopérative agricole et brassicole (BRC-CABRA). Il s’est exprimé ainsi le vendredi 23 juillet 2021, dans la salle des fêtes du Centre de promotion de la femme et de la famille. Le prétexte choisi a été la présentation du « Certificat de conformité » des BRC-CABRA, à un public sélectif.
Désormais, ce document garanti aux consommateurs l’assurance d’acheter des produits de qualité saine. Le projet agro-industriel, dont le siège social est basé à Dschang, au quartier Leh-Tchoualeh, a été porté par des fils de la diaspora, de nombreuses années durant, avant de passer en implémentation en décembre 2020. La société a pour activité principale : la production, la collecte et la transformation de produits agricoles et forestiers nationaux notamment : l’eau, les légumes, et les céréales brassicoles sous le label du made in Cameroun.
Les BRC-CABRA sont classées dans la catégorie des exploitations industrielles. Pour marquer son entrée en service, elles ont misé sur trois bières : BAO black (bière rousse) ; BAO premium (bière blonde) ; Me and You (bière légère) ; et sur une marque d’eau minérale : cristal. Conditionnés dans des bouteilles appropriées, ces différents produits se déclinent en grands et petits modèles. Ils sont vendus à des prix comparables, à ceux proposés par la concurrence.
« 𝗟𝗮 𝗰𝗿𝗼𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘂𝗿𝗯𝗮𝗶𝗻𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗶𝗻é𝗹𝘂𝗰𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲 à 𝗗𝘀𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴, 𝗲𝘀𝘁 𝗱é𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 𝘃𝘂 𝗽𝗹𝘂𝘁ô𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝗶𝘁é 𝗾𝘂’𝘂𝗻 𝗱é𝗳𝗶… »
Dans son mot de bienvenue, Jacquis Kemleu, maire, a dit que l’exécutif qu’il dirige a adressé de front, et avec efficacité, la problématique de la disponibilité d’énergie électrique sur le territoire communal, en qualité et quantité, afin de participer à la pérennisation de l’élan d’industrialisation de ce territoire.
Continuant d’égrener son mot, le magistrat municipal a rassuré « les promoteurs de cette société, des efforts qu’[il fera] dans la limite de [ses] moyens, pour promouvoir et garantir la sécurité dans leur zone d’implantation et améliorer la mobilité, comme [il fait] partout, afin que les conditions d’accès des citoyens, et des opérateurs chargés des questions logistiques, soient durablement améliorées… »
La cérémonie du 23 juillet a été présidée par Jean Collins Betanga, deuxième adjoint préfectoral, représentant Godlive Mboke Ntua, préfet, empêche. Au nombre des personnalités ayant eu l’honneur de prendre la parole, il y a eu : Tii Nchofoung, chef de brigade départementale des contrôles et de répression des fraudes, à la délégation départementale du Commerce de la Menoua, représentant le délégué empêché ; David Roger Kana, délégué départemental du ministère des Mines et du développement industriel de la Menoua.
Dschang étant la première ville de petite envergure où une industrie brassicole a choisi de s’installer, parions que les produits de BRC-CABRA feront du marketing à la cité et, par ricochet, amélioreront l’attractivité du territoire. Et de l’avis du maire, « On parlera certainement de la seule ville secondaire qui a sa pierre, et nous la tiendrons. […] [C’est pourquoi] nous travaillerons au développement des stratégies visant à exploiter davantage la croissance urbaine, qui est inéluctable à Dschang, et qui jusqu’à un passé très récent était considérée comme un défi, plutôt qu’une opportunité… »
Roch Kenfack