Lors du passage du Maire Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou sur la CRTV, la télévision nationale camerounaise, le lundi 8 novembre 2021 dans le cadre du magazine « Présidence ACTU », focus a été fait sur les trois principales initiatives qui portent la voix de Dschang au-delà des frontières nationales aujourd’hui : la gestion participative de l’accès à l’eau potable à travers l’agence municipale de l’eau et de l’Energie ; la gestion écologique des déchets via l’agence municipale de gestion des déchets et la promotion des énergies renouvelables.
Le passage de Jacquis Kemleu à l’émission très courue « Présidence Actu » s’est fait au lendemain de la célébration de l’an 39 du Renouveau avec le Président de la République, Paul BIYA. En reconnaissant la liberté d’expression et de communication comme faits marquants de ce règne présidentiel, le Maire RDPC de la Commune de Dschang a largement commenté l’action de l’homme du 6 novembre depuis 1982 et qui a considérablement amélioré le quotidien des Camerounais malgré les difficultés inhérentes aux multiples crises ayant secoué le Pays. « Quand vous ne pouvez pas vous exprimer, on ne peut pas savoir ce que vous avez dans votre tête, c’est quelque chose d’extraordinaire par ce que voyez-vous, avant qu’il n’arrive, vous ne pouviez même pas vous exprimer », a relevé l’édile de Dschang par ailleurs Président de la Section RDPC de Menoua Centre I.
Côté éducation, qui, pour le Maire de Dschang est la clé du développement, « nous nous sommes rendus compte que les établissements se sont multipliés » a-t-il reconnu. Il s’agit d’un secteur qui selon les mots de l’édile de Dschang a été ouvert aux investissements privés. « Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y’a un foisonnement des instituts universitaires dans notre Pays », a-t-il affirmé pour montrer la vision et les résultats de l’action du Chef de l’État dans ce secteur. Sur le plan sanitaire, Jacquis Kemleu a relevé qu’avant l’accession du Président de la République à la Magistrature Suprême, « on comptait les centres de santé, je n’ai pas envie de parler des hôpitaux de référence dont on parle dans toutes les régions », une donnée extraordinaire de plus car « si vous n’êtes pas en santé, vous ne pouvez rien faire », s’est félicité Jacquis Kemleu.
En ce qui concerne le secteur de l ’agroalimentaire dont il est le président du centre technique dédié, Jacquis Kemleu a reconnu que le libéralisme promu par le Chef de l’État et qui a été compris par les investisseurs et industriels camerounais après 1990, a permis à ce qu’aujourd’hui, « l ’or vert est encore entré en branle, paracerque avant l’or noir, il y avait l’or vert, après l’or noir, il y aura l’or vert et on a développé l’or vert aujourd’hui », s’en est-il félicité étant donné qu’aucun pays au monde ne peut se développer si son secteur agroalimentaire est en difficulté. Pour le Maire de Dschang, les camerounais doivent davantage planter et profiter des 5 zones agroécologiques dont est paré leur pays où tout peut pousser ; un appel qui s’est étendu au patriotisme dans ce secteur lorsqu’il a insisté sur le made in cameroon en invitant ses compatriotes à consommer ce qu’ils produisent et à produire ce qu’ils consomment, transformer la matière première locale, tel que l’a toujours recommandé l’homme du Renouveau.
Restant dans le registre de l’économie, l’industriel Kemleu est aussi revenu sur la mission qu’avait effectuée le Chef de l’État et une importante délégation des opérateurs économiques camerounais dont lui, en Italie en 2016, un Pays avec lequel l’actuel Maire de Dschang travaillait déjà notamment via le secteur des oléagineux dont il est le porte étendard. Il a annoncé que le Centre Technique de l’Agroalimentaire dont il est le président du comité d’Orientation aujourd’hui, tient son existence de cette visite en terre italienne pour laquelle il a reçu une « fleur » du Président de la République. « Ce centre a pour vocation de travailler dans les diagnostics, de travailler dans l’accompagnement des très petites entreprises, de les mettre en capacité de pouvoir produire en quantité et surtout en qualité et qu’à la fin, on puisse montrer aux gens quelles sont les niches de croissance », a-t-il précisé.
Le magazine présenté par Yves Marc Medzo a aussi consacré l’entretien avec Jacquis Gabriel Kemleu à la décentralisation, axe majeur de la politique du Président BIYA. Commentant ce processus pour lequel nombre important de camerounais reste sceptique, le Maire de Dschang a fait savoir à l’opinion que sa commune est belle et bien un exemple patent pouvant illustrer les avancées de cette réforme. « Le maire de Dschang que je suis, porte étendard de la Mandature des Défis peux vous dire qu’au niveau de la municipalité où nous avons la responsabilité, nous implémentons la décentralisation ». Il a fait savoir que, pour ce processus, la Commune de Dschang a été avant-gardiste comme sur plusieurs reformes de l’État ; car engagée dans la coopération décentralisée quelques années avant la reforme constitutionnelle qui ouvre les brèches à cette manne en 1996. Pour ne citer que l’exemple de la gestion des déchets pour laquelle tous les regards sont rivés sur Dschang aujourd’hui, Jacquis Kemleu s’est aussi félicité de diriger une commune qui abrite la première unité semi-autonome de tri de déchets en Afrique subsaharienne, une invention de l’entreprise française, Ar-Val. Une prouesse qui n’aurait jamais été n’eut été la décentralisation qui a consacré la fin de la vie en autarcie dans les territoires au Cameroun.
Au sujet du transfert des ressources financières consacré par le principe sacrosaint de la décentralisation qu’est la concomitance, le Maire de Dschang a reconnu que l’État va même au-delà des 15% attendus par les CTDs, sauf que le partage n’est pas rationnel. «En réalité, on devrait dire qu’il y a un problème de rationalisation des transferts » a lancé Jacquis Kemleu qui, comme plusieurs autres élus locaux, ne comprend pas qu’une commune de 1 million d’habitants reçoive en termes de dotation générale de la décentralisation 100 millions au même titre que celle de 200 000 habitants ou celle de 10 000 habitants », une réflexion déjà murie au sein des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) qui a d’ores et déjà engagé des pourparlers et des travaux avec le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local(MINDDEVEL) en vue d’apporter des corrections à cette pratique qui avantage certaines municipalités au détriment des autres. Le Maire de Dschang estime que des éléments comme la population, le territoire, devraient logiquement être considérés lors des répartitions que ce soit pour les Fonds routiers ou pour le budget d’investissement public.
Certains chantiers de la Commune de Dschang, notamment celui de la construction des microcentrales hydroélectriques, ont aussi fait l’objet des échanges au cours de ce magazine. Répondant à la question du journaliste sur la légalité des actions en cours, l’édile de Dschang a rappelé que « le Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées donne la possibilité aux magistrats municipaux de développer leurs potentiels et nous savons que le Cameroun est le deuxième pays en termes d’hydrologie après la RDC en Afrique, donc, on a un potentiel naturel qu’il faille exploiter », l’on a compris que les élus de Dschang ont, pour lever l’inquiétude soulevée par les différents bailleurs dans le cadre de ces projets, saisi ARSEL qui a confirmé qu’effectivement, les municipalité camerounaises sont autorisées à valoriser leurs potentiels hydroélectriques.
Sur ses multiples casquettes, interrogé sur la place au Cameroun du groupement des importateurs du Riz dont il le Secrétaire Général, Jacquis Kemleu a justifié pour quoi cette organisation reste importante dans un pays où la disponibilité des terres est tout un défi pour assurer le planting qu’ils viennent de lancer. Pour lui, l’importation du riz reste l’unique solution et réponse au problème conjoncturel dont souffre le Cameroun aujourd’hui. En tout état de cause, en ce qui concerne les huiles végétales, « il n’y aura pas de pénurie sur le marché camerounais », toutefois, le déficit observé dans l’approvisionnement des industries camerounaises en matière première reste croissant. « Il faut planter et urgemment », a martelé celui qui est aussi le Secrétaire Général de l’Association des Raffineurs des Oléagineux du Cameroun (ASROC).
Revenant sur la décentralisation en fin de magazine, Le Maire Dschang n’a pas du tout été tendre envers les membres du Gouvernement. « il faut que les membres du Gouvernement acceptent l’accélération prônée par le Chef de l’État parce que c’est une solution aux problèmes que nous avons, les gens veulent gérer localement leurs préoccupations, les gens savent ce qu’ils ont comme préoccupations, on ne peut pas connaitre ça depuis Yaoundé, il faut que les gens de Yaoundé libèrent comme le Chef de l’État le demande tous les jours et je pense, les gens seront tranquilles », lancé le Premier Magistrat de la Ville de Dschang.
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CDB

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