Le paysage forestier à valoriser, dans le périmètre urbain de la commune de Dschang, a été au centre d’un travail de terrain par des techniciens venus de la municipalité, et de l’université locale le mardi 28 septembre 2021. Le projet s’inscrit et se met en œuvre dans le cadre des « Université Municipales », concept pour lequel les deux institutions se sont engagées le 27 janvier 2021.
Dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs contenus dans la convention que porte le concept des « Universités municipales », une équipe constituée de techniciens communaux et des forestiers-botanistes de la FASA (faculté d’Agronomie et des sciences agricoles), de l’université de Dschang, a parcouru le paysage forestier de l’espace urbain de Dschang le mardi 28 septembre 2021.
L’ambition nourrie par les deux institutions a ĂŠtĂŠ de mettre sur pied un plan de recherche, des ĂŠlĂŠments de rĂŠgĂŠnĂŠration et de rĂŠhabilitation de la forĂŞt communale. L’ĂŠquipe a ĂŠtĂŠ conduite sur le terrain par les professeurs Emile Temgoua (premier adjoint au maire, chef de dĂŠpartement des Sciences du Sol Ă  la FASA) et Tchamba Martin (Chef du laboratoire de gĂŠomatique environnemental, Chef du dĂŠpartement de Foresterie Ă  la FASA)
Sur le terrain, les techniciens (universitaires et agents communaux) ont parcouru l’ensemble des espaces, qui constituent la forêt communale urbaine. Faisant partie intégrante de cet espace, la colline dite de « Signal » a fait l’objet d’une étude particulière. Son occupation abusive laisse aujourd’hui une superficie d’environ 14 hectares. Et la tâche qui interpelle l’exécutif municipal est la sauvegarde et la mise en valeur de ces restes. Avant de retourner en salle, pour faire le point des données collectées sur le terrain, les acteurs de terrain ont orienté leur attention sur: la restructuration des forêts urbaines ; la sécurisation de la colline de « Signal » et son reboisement ; la restauration des collines dégradées, à l’instar de celle en face du lycée Bilingue ; la restauration de la forêt communale de Fotetsa.
Ainsi, cette mission de reconnaissance a permis de faire le constat, des manquements et de la destruction avancée des espaces boisés. Entre autres défis à relever, il faudrait à l’immédiat réfléchir : à matérialiser les limites de la colline de « Signal », dont la superficie se rétrécit de plus en plus au profit des particuliers, qui s’y installent de manière non contrôlée ; à proposer un plan à suivre pour son aménagement ; à faire des suggestions de plants d’arbres pour sécuriser le site de compostage de Siteu, afin de limiter les pollutions olfactives sur l’école voisine. Pour le Professeur Tchamba, l’urgence voudrait qu’il soit proposé dans un délai d’une semaine un schéma directeur, ou plan de travail budgétisé, aux hiérarchies communale et universitaire.
Le document à proposer devrait comporter les plans : de sécurisation des espaces verts urbains ; d’aménagement et de reboisement des espaces résiduels ; de restauration de la colline de « Signal », ainsi que la forêt communale de Fotetsa ; de développement des brises vents et de lutte contre les pollutions sur le site de Siteu.
L’enseignant, qui estime que cette démarche s’apparente à un prolongement du jardin botanique, initié par l’université de Dschang l’année dernière, précise : « Cette initiative s’appelle service à la communauté. Elle rentre dans la troisième mission des universités, et qui est promue actuellement comme une des valeurs principales par le recteur, le prof Roger Tsafack Nanfosso… »
De la volonté du premier magistrat municipal, fasciné par la matérialisation du jardin botanique implanté à l’intérieur de l’université de Dschang, ce concept doit être implémenté sur tous les sites forestiers identifiés dans la commune, dans le but de créer : des espaces d’attractivité touristique, de relaxation et de divertissement.
Un parcours Vita pour Dschang est de ce fait possible, de l’avis du professeur Temgoua Emile, prenant la parole en lieu et place du maire Jacquis Kemleu, empêché : « Il est possible à l’élaboration du plan simple de la forêt communale de « Signal », qu’on exploite toutes les merveilles de la nature à savoir toutes les inégalités du relief» qui y sont pour proposer aux populations de Dschang des pistes sportives, des zones de recréation qui vont être davantage vivable parce qu’au cœur de la nature. Il s’agit là d’une innovation faite au bénéfice du concept des « Universités municipales », mis en place par le maire Jacquis Kemleu et le recteur Pr Nanfosso… »
La présence de l’université aux côtés de la municipalité permettra dans un futur proche : de régénérer les espaces verts urbains, de sécuriser les forêts communales, d’œuvrer à la protection de la nature et des écosystèmes dans la commune de Dschang.
D.T/R.K.